La FSU hors de France a rencontré Alexandre Morois, nouveau directeur général de l’AEFE, le 17 et le 18 juin 2026. Il a exposé les grands principes qui guideront son action : la défense de l’opérateur public et des valeurs de service public, le dialogue social, le respect des droits syndicaux. La FSU hors de France dit : “chiche !” C’est sur ses actes qu’elle jugera si l’arrivée d’un nouveau directeur débloque le dialogue social à l’AEFE.
La FSU hors de France s’est fait l’écho de l’immense anxiété des personnels dans un double contexte :
– les effets des mesures budgétaires prises au CA de décembre 2025 - mesures validées par Alexandre Morois lui-même qui était alors DAF du MEAE : politique d’austérité dans les établissements qui dégrade les conditions d’enseignement et bloque les revalorisations salariales des locaux, fermetures de postes de détachés comme de locaux, risques de déconventionnements…
– le contenu encore indéfini d’une réforme à venir, qui sera notamment nourrie de plusieurs rapports parlementaires publiés en juin et juillet 2026.
La FSU hors de France demande :
– que l’AEFE se fasse entendre auprès du MEN pour faciliter l’obtention des détachements, mettre fin à leur bornage à 6 ans, et pour que le MEN assume le coût de la pension civile
– que la réforme de l’AEFE préserve les détachements AEFE sur contrats de droit public français, contre les détachements directs sur contrat de droit privé
– que l’AEFE cesse d’être au service du développement de sa concurrence que sont les établissements partenaires (logique de cap 2030)
– que les personnels soient rassurés sur l’avenir de l’Agence, de leurs établissements, de leurs postes.
– que la refonte de l’ISVL-ICCVL et de l’avantage familial fassent l’objet de vraies discussions avec les organisations syndicales.
Nous sommes par ailleurs intervenus pour pointer l’importance de dossiers tels que l’inclusion scolaire dans le réseau et l’égalité professionnelle femme homme, sur lesquels nous demandons des avancées concrètes, rapides et efficaces.
Le CSA du 25 juin et le CA du 26 juin constitueront des étapes décisives pour évaluer l’orientation donnée à l’AEFE par Alexandre Morois. La FSU sera au rendez-vous pour défendre les personnels et le réseau AEFE.

