Les 25 et 26 août 2026 près de 80 militantes des sections SNES-FSU, SNEP-FSU et FSU-SNUipp hors de France se sont retrouvées au siège de la FSU, à Bagnolet, et en visioconférence pour les militants restés dans leur pays de résidence, pour deux journées de formation, d’échanges et de préparation de l’année syndicale. 30 pays étaient représentés. Dans un contexte marqué par les projets de réforme de l’AEFE, des modifications majeures des conditions de rémunération et de détachement et la perspective des élections professionnelles de 2026, le message de cette rentrée est clair : plus que jamais, la défense des personnels passe par une action syndicale collective et organisée.
La première journée a permis de faire le point sur la situation de l’AEFE et les perspectives de réforme de l’Agence, à partir notamment des rapports parlementaires. L’intervention de Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, a également permis de replacer ces enjeux dans le contexte plus large de la fonction publique et de rappeler les lignes qui fondent l’action de la FSU.
La mise à jour de la plateforme revendicative de la FSU hors de France pour 2026-2027 a constitué un autre temps fort de la matinée. Face aux transformations du réseau de l’enseignement français à l’étranger, il s’agit de porter des revendications communes et de défendre partout les droits des personnels, leurs conditions de travail et leurs statuts.
Préparer les élections professionnelles et renforcer les sections
L’après-midi a été consacrée au fonctionnement des sections et à la préparation des élections professionnelles de 2026. Réparties en groupes, les stagiaires ont travaillé sur l’organisation des sections, la mobilisation des collègues et la création d’outils de communication pour la campagne électorale.
Ces ateliers ont permis de partager les expériences et les pratiques sur le terrain, mais aussi de rappeler un enjeu essentiel : une section syndicale FSU forte est une section présente dans les établissements, au contact des personnels et capable de les informer, de les accompagner et de les mobiliser. Ce maillage serré du réseau AEFE est l’ADN même de la FSU.
À quelques mois des élections professionnelles, cette dimension sera déterminante. Au-delà du scrutin lui-même, la campagne doit permettre de faire connaître les revendications de la FSU, de renforcer les collectifs et de donner aux personnels les moyens de peser sur les décisions qui concernent leur quotidien professionnel.
La journée s’est achevée par un retour sur les actions menées localement au cours de l’année. Ces échanges ont une nouvelle fois montré la richesse des initiatives portées dans les établissements et l’importance du partage d’expériences entre sections.
Des dossiers de rentrée qui concernent directement les personnels
La matinée du mercredi a été consacrée aux nombreux dossiers qui vont mobiliser les représentantes des personnels dès la rentrée.
Les réformes de l’ISVL / ICCVL et de l’avantage familial ont notamment été présentées. Ces dispositifs ayant un impact direct sur les conditions de rémunération des personnels, leur évolution nécessite une vigilance particulière et un suivi syndical attentif.
L’égalité professionnelle femmes-hommes a également été abordée à partir du plan d’actions et des résultats de l’enquête menée par la FSU. Si des avancées existent, les inégalités restent une réalité et nécessitent des actions concrètes dans le quotidien dans les établissements comme dans toutes les instances de dialogue social.
Les nouveautés de la rentrée 2026-2027 ont ensuite été passées en revue : recrutement et fonctionnement des CCPL, IGRD, fonctionnement des instances et calendrier scolaire. Un point a enfin été consacré à la protection sociale complémentaire, neuf mois après sa mise en œuvre, afin d’identifier les nombreuses difficultés persistantes rencontrées et les points de vigilance pour les personnels.
Premier et second degrés : des enjeux spécifiques
Les après-midis du mercredi ont été consacrées aux problématiques propres aux spécificités du premier degré et du second degré. Ces temps de travail sont essentiels pour prendre en compte la diversité des situations professionnelles dans le réseau et adapter l’action syndicale aux réalités rencontrées par les personnels, qu’il s’agisse des conditions d’exercice, des parcours professionnels ou du fonctionnement des établissements.
Une rentrée sous le signe de l’action collective
Au terme de ces deux journées, une priorité se dégage : maintenir et renforcer le collectif pour être en mesure de défendre efficacement les personnels. Formation, partage d’expériences, préparation des élections et appropriation des dossiers d’actualité ont permis de donner aux militantes des outils pour aborder cette nouvelle année scolaire.
Les prochaines semaines seront consacrées à la mise en œuvre concrète de cette dynamique dans les établissements. Information des collègues, développement des sections, mobilisation et préparation des élections professionnelles seront au cœur de l’action.
Dans un contexte où les décisions prises pour l’AEFE peuvent avoir des conséquences importantes pour les personnels et sur la nature même de l’exercice du service public d’éducation à l’étranger, la FSU hors de France entend continuer à porter une voix syndicale forte, indépendante et collective.
La rentrée est là. La mobilisation aussi !
L’équipe militante de la FSU hors de France




