Ce mercredi 2 septembre, la FSU a rencontré le Directeur Général de l’AEFE en intersyndicale :
Au sujet des 3 crises politiques et sécuritaires qui affectent les établissements :
• Burkina Faso : la rupture des relations diplomatiques impose le retrait de tous les agents publics et le déconventionnement des établissements de Ouagadougou et Bobo Dioulasso.
• Mali : réduction du personnel, maintien de la convention de l’établissement et de deux personnels d’encadrement pour 2026-2027, déconventionnement à la rentrée 2027.
• Iran : l’établissement, qui est un EGD, est maintenu ouvert avec le proviseur, malgré l’absence d’enseignant-es détaché-es
Accompagnement par la DRH des collègues détachés de ces établissements obligés de réintégrer tardivement :
Le principal enjeu reste le retard des affectations, aggravé par la cyberattaque ayant limité les capacités des services académiques en août. Le MEN a néanmoins pu accompagner individuellement les agent-es. La majorité des affectations ont été obtenues, mais des situations restent en attente, notamment pour près de la moitié des agent-es du Burkina Faso. Les demandes de disponibilité ou de maintien sur place ont également été traitées lorsque c’était possible. L’AEFE a enfin alerté le MEN sur les conséquences de ces délais pour le salaire de septembre et l’accès à la complémentaire santé, conditionnés à une affectation effective.
• que les personnels concernés par ces situations de crise puissent bénéficier de mesures dérogatoires du MEN : pour les demandes de disponibilité, pas de perte de l’ancienneté lors de la réintégration.
• que ces personnels puissent bénéficier de la priorité 5 de l’IGRD (barème pour le recrutement sur un poste d’enseignement AEFE D3) pour le recrutement 2027.
• que le Conseil d’Administration de l’AEFE vote une délibération pour indemniser les personnels résidents à l’instar des D3.
Réforme de l’avantage familial : le décret devrait être publié pour le 1er octobre 2026, sans effet rétroactif. Il s’agit de la fin des majorations familiales pour les personnels d’encadrement et de formation qui percevront, à la place, l’avantage familial.
Bilan des signatures d’avenants aux conventionnements : les établissements conventionnés doivent signer l’avenant concernant leur contribution pour la part patronale de la pension civile des détachés. Au 2 septembre, une seule convention fait l’objet d’un refus ferme de signature, à Ottawa. 115 avenants ont été signés et 25 restent encore en discussion (jusqu’au 21 septembre).
• que la réécriture de la circulaire AEFE sur l’avantage familial fasse l’objet de vraies discussions !
• que le CAS Pensions (part patronale retraite) soit pris en charge par l’État, puisque le problème budgétaire résulte d’une décision de l’État et que l’AEFE est elle-même un opérateur de l’État.
• que les postes qui vont fermer (à Ottowa par exemple) soient redéployés dans le réseau
• qu’aucun poste ne ferme avec des personnels en cours de contrat
• que les établissements partenaires soient aussi mis à contribution !
• que le droit syndical soit respecté ! Il ne faut pas provoquer inutilement de tensions avec les autorités locales. À ce titre, la FSU considère que toute menace de signalement aux autorités locales concernant les droits syndicaux, comme à Pékin, constitue une faute professionnelle.

