Les effets des mesures budgétaires prises au Conseil d’administration de l’AEFE du 18 décembre (« le CA de la honte ! ») se font ressentir partout dans le réseau AEFE : fermetures ou gels de postes de détaché-es, annonces d’augmentation des frais de scolarité, mesures d’austérité réduisant l’offre d’enseignement ou les dédoublements, risques de déconventionnement, gel des grilles salariales des personnels de droit local…
La force de la FSU et de ses syndicats SNES, SNEP et SNUipp, c’est sa présence dans presque tous les pays par ses sections d’établissement et de pays. Depuis janvier, des actions et des mobilisations se multiplient dans le réseau AEFE.
Retrouvez-les ci-dessous !
NB : l’article est régulièrement mis à jour, au fil des remontées de nos sections locales.
– Vietnam, Lycée Alexandre Yersin de Hanoï : jeudi 28 mai, grève très fortement suivie (75% de grévistes) pour dénoncer l’impact des mesures budgétaires de l’AEFE sur l’établissement : suppressions de postes de détaché-es, fermetures de classes, menaces de suppression d’un poste d’ASEM au primaire, négociations salariales au point mort (du fait de refus de l’AEFE) dans un contexte de forte hausse des frais de scolarité, contestation du bornage des détachements à 6 ans. Une pétition a été lancée et rencontre une forte audience, y compris auprès des parents (plus de 300 signatures). D’autres actions locales ont été décidées : photographie collective avec brassards noirs, messages sur les réseaux sociaux, contact avec les élu-es consulaires et les sénateurs des Français-es de l’étranger…
– Espagne, Lycée français de Barcelone : jeudi 28 mai, mobilisation massive pour lutter contre le désengagement de l’État de son opérateur public AEFE, les licenciements et soutenir les AED qui demandent une régularisation salariale suite à des irrégularités accumulées sur des années et qui s’apprêtent à se lancer dans une grève reconductible. 66% des enseignants de droit local en grève, 85% des détaché-es et 100% des AED ! D’autres actions à venir !
– Maroc, Lycée Lyautey de Casablanca : mardi 12 mai, premier jour d’une grève reconductible, très suivie par les agents (à 90%), mais aussi les personnels administratifs et les personnels enseignants. La grève a de nouveau été fortement suivie jeudi 14 mai. Les conditions de travail des personnels (horaires, pression, surcharge infantilisation, sentiment de mépris, burn out… ) sont au coeur des revendications portées par une intersyndicale, en lien avec l’UMT (syndicat marocain). Des assemblées générales rassemblent les personnels, qui mènent des actions, signent une pétition et organisent des happenings toute la semaine, durant les examens. Le député de la circonscription, Karim Ben Cheikh, a été rencontré, une entrevue au service culturel de l’ambassade a été demandée.
– Italie, Lycée Stendhal de Milan : mardi 12 mai, grève très suivie pour dénoncer les fermetures de classes et les éventuels licenciements. Les revendications sont le maintien des classes et des postes permettant la qualité d’enseignement, le maintien du statut d’EGD et de l’accessibilité à toutes les catégories sociales.
– Allemagne, Lycée français de Munich : mercredi 29 avril, mobilisation et manifestation qui a rassemblé près de 200 parents d’élèves et enseignants devant le consulat de France. Le désengagement de l’État provoque une hausse continue des frais de scolarité pour les familles et une dégradation des conditions de travail pour les enseignant-es.
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– Italie, Lycée Chateaubriand de Rome : mardi 21 avril, grève suivie à 94% et mobilisation à l’appel de la FSU et de la CGIL.
Voir l’article et le Courrier au COCAC
Récit de la mobilisation : suite aux annonces de restrictions budgétaires, heures d’information syndicale en mars et avril et AG pour que tous les personnels entendent la même chose de la part de la direction. Les mesures envisagées sont violentes : suppression de 8 emplois équivalents temps plein, suppression du latin au collège, fermetures de classe en 3e et seconde pour grossir les effectifs, suppression de dédoublements, seuil d’ouverture d’option porté à 15 élèves, remise en cause de l’accord cadre des recrutés locaux (travailler plus sans hausse de salaire), externalisation des surveillants de cantine et davantage. Les représentants des personnels ont rencontré l’ambassadrice, Anne-Marie Descôtes, ancienne directrice de l’AEFE, sans ouverture. Le 21 avril, jour de grève massive : AG, intervention de représentants des parents et de la CGIL, pique-nique revendicatif, groupes de travail par disciplines
– #AEFEenDanger : grève intersyndicale le mardi 31 mars : voir la mobilisation dans le réseau AEFE.
– Argentine, Lycée français de Buenos Aires : le 18 mars 2026, manifestation lors du passage de la directrice générale adjointe de l’AEFE.
– Espagne, Lycée français de Valence : le 3 mars 2026, 99% de grévistes parmi le personnel non enseignant et environ 70% parmi les enseignants. Unis et solidaires, ils exigent le respect des engagements pris, concernant l’augmentation de salaire de 1% pour les employés de droit local.
Les échos dans les médias locaux en ligne ici et là.
– Madagascar, Lycée français de Tananarive : la grève très suivie du 12 février (voir plus bas) a payé ! La direction du lycée a accordé une augmentation de 3,5% du point d’indice ainsi que la mise en place d’une mutuelle pour les personnels de droit local.
– Argentine, lycée franco-argentin Jean-Mermoz : en ce début d’année scolaire (rythme sud), l’heure d’info syndicale du 19 février a fait salle comble en rassemblant recrutés locaux et détachés pour lancer la mobilisation, avec la rédaction d’un argumentaire à destination des parents d’élèves, des idées d’accueil de la directrice générale adjointe lors du séminaire du 16 mars, pour la nuit des idées, le mois de la francophonie...
– Cameroun, Lycée Fustel-de-Coulanges de Yaoundé : motion lue en CCPL en décembre et en CE le 29 janvier ; rencontre avec l’ambassadeur le 9 février, rencontre avec le sénateur Yan Chantrel le 18 février, heure d’information syndicale. L’établissement, déjà fragilisé par des départs d’élèves, serait mis en péril si la nouvelle convention était signée. L’ensemble des syndiqués est convaincu de l’absolue nécessité du combat syndical de la FSU et du combat politique entamé par les mission parlementaires qui vont débuter le 1er mars prochain.
– Madagascar, Lycée français de Tananarive : jeudi 12 février, grève très suivie et manifestation, notamment contre le gel du point d’indice des recrutés locaux, pour la mise en place d’une mutuelle pour leurs ayant droits et pour un meilleure prise en charge des frais de scolarité de leurs enfants.
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– Grèce, Lycée Franco-Hellénique d’Athènes : mosaïque de colères des personnels et parents d’élèves.

– Sénégal, Lycée Jean Mermoz (Dakar) : mobilisation des personnels lors de la venue de la Directrice de l’Agence le 10 février

– Tunisie, Lycée Gustave Flaubert (la Marsa) : action coup de poing lors de la venue de la Directrice de l’Agence

– Italie, Lycée Chateaubriand (Rome) : le 26 janvier, les personnels se sont invités à la soirée réunissant la Directrice de l’AEFE et les chefs d’établissement de la zone.

– Espagne, Lycée français de Madrid : boycott du Conseil d’établissement le 21 janvier. Lire la
déclaration commune de tous les représentants des personnels et des parents d’élèves
– Dans de nombreux établissements, les représentants FSU des personnels se joignent à ceux des parents pour boycotter le Conseil d’établissement ou le Conseil de groupement de gestion. Cela s’est produit à Rome, Lisbonne, Munich, Bruxelles, Athènes, Ho Chi Minh ville, Rabat... (liste non exhaustive).
– Les secteurs hors de France de la FSU (SNES, SNEP, SNUipp) ont organisé le 28 et 29 janvier deux visios ouvertes à tous les personnels, dans le cadre d’heures d’information syndicale. Elles ont porté sur la situation de l’AEFE face aux mesures budgétaires et aux perspectives de réforme.
Pour celles et ceux qui n’ont pu y participer, vous pouvez voir les enregistrements de ces visios aux liens suivants : 28 janvier et 29 janvier












