31 mars 2025

Autres candidatures à l’étranger

Mission laïque française : CCP du 27 mars 2025

Mission laïque française : CCP du 27 mars 2025

 

Compte-rendu de la CCP MLF du 27 mars 2025

 

1) Bilan de la campagne de recrutement 2024-25

A ce stade la MLF est incapable de répondre à notre demande de bilan du recrutement. Nous souhaitons, en tant que commissaires paritaires, disposer des listes de candidats par établissement, de ceux qui sont sélectionnés en entretien par les chefs d’établissement et des candidats finalement recrutés. La MLF invoque ses limites techniques (plate-forme obsolète ne permettant pas d’extraction) et humaines (pas de personnel suffisant), ainsi que le faible taux de réponses des établissements. Dont acte. Cela confirme le caractère opaque du recrutement à la MLF, sans règles ni transparence.

 
2) Les accords et renouvellements de détachements

Un bilan est fait des détachements renouvelés et refusés. On déplore 13 refus de détachements par le MEN, en application de ses règles de limitation à 6 ans et de refus de nouveau détachement en cours de contrat. Le 29e rectorat a refusé de considérer les arguments produits par les collègues et leurs chefs d’établissement : aucune dérogation à 9 ans n’a été accordée. La FSU dénonce une fois de plus la politique de la DGRH du MEN.

Les refus de détachement compliquent le recrutement, par exemple ceux de directeur (Danemark) ou de conseiller pédagogique (Maroc).

 
3) Points d’actualités

Liban

Le Directeur général de la MLF présente un bilan de sa mission au Liban.

Le lycée franco-libanais Habbouche Nabatieh, qui a subi des dommages importants, est resté fermé jusque fin janvier et a réouvert après une phase de travaux. Les effectifs sont en baisse (une centaine d’élèves en moins à la rentrée 2025). Suite à une demande des parents, la MLF a demandé à la DGESCO que les correcteurs du baccalauréat soient informés de la situation spécifique des candidats de cet établissement.

Le lycée de Nahr Ibrahim a également été impacté et a subi de nombreux dégâts.

Au Grand Lycée franco-libanais, les parents ont demandé l’arrêt de la contribution annuelle au fonctionnement et au développement de l’établissement (CFD). Les représentant-es des personnels ont obtenu pour la rentrée 2025 le retour au salaire de base d’avant 2019 (alors qu’actuellement il est de 75%), ainsi que la mise en place d’un dispositif santé.

Un accompagnement des personnels lors de cet épisode de guerre traumatisant, et l’engagement, l’implication et la solidarité des personnels ont permis une continuité pédagogique du fait de l’enseignement en distanciel, de la répartition des élèves dans d’autres écoles...

La FSU demande si un soutien psychologique a été apporté aux personnels comme aux élèves.Une formation et une aide psychologique ont également été mises en place pour les personnels et les élèves. Il est cependant difficile d’en mesurer l’impact pour ces derniers.

Le Liban reste une zone attractive malgré le contexte géopolitique. Le nombre de candidat-es restent stables et conséquents.

Espagne

Une forte augmentation des frais de scolarité, une optimisation des emplois, accompagnés d’une politique marketing ont permis une augmentation des effectifs et le redressement de plusieurs établissements : Villanueva de la Canada, Alicante, etc. L’objectif est la continuité pédagogique, la stabilité des personnels et des établissements.
Les lycées plus petits (Valladolid, Murcie, Gran Canaria) sont davantage en difficulté, une recherche de partenariats est en cours pour permettre leur viabilité.
La MLF remarque une volatilité des candidats, qui hésitent et/ou attendent les résultats d’autres candidatures..

Écoles d’entreprises

Une école Total ouvre à Nantong en Chine.
Finalement l’école Bouygues d’Ashgabat est maintenue encore quelques mois et ne sera donc pas fermée comme prévu initialement.
Mais celle de Bouygues Cayo Coco à Cuba et celle d’Areva Rauma en Finlande ferment à la rentrée 2025.

 
4) Questions diverses

Egypte : lycée français d’Alexandrie

La FSU exerce son droit de suivi sur cet établissement. Nous observons qu’il y a eu de nombreuses réintégrations : des collègues ne souhaitant pas prolonger leur expérience à l’étranger après leur premier détachement et un refus. La MLF indique que l’établissement est apaisé. Un nouveau chef d’établissement sera en poste l’an prochain.

Prime de vie à l’étranger au lycée Théodore Monod à Abu Dhabi

La FSU questionne sur les modalités d’établissement de cette prime, qui s’érode dangereusement au vu du coût de la vie à Abu Dhabi. La MLF ne peut répondre car c’est un établissement partenaire de la MLF : elle a transmis la question à l’AFLEC.
D’une façon générale, à la MLF, la prime (quel que soit son nom : indemnité d’expatriation, prime de vie à l’étranger ou de vie chère) n’est pas réévaluée chaque trimestre comme l’ISVL/ l’ICCVL à l’AEFE. Elle est déterminée pour 1-2 années, et par pays.

“Auto-censure” de collègues sur les promotions de crainte d’un non-renouvellement

La FSU fait état de collègues hésitant à faire valoir leur droit à promotion (hors classe ou classe exceptionnelle) dans la crainte d’être victime, par la suite, d’un non renouvellement de détachement qui ciblerait les plus hauts salaires. Nous signalons que c’est là l’effet de la logique comptable qui préside généralement aux non renouvellements de contrats à la MLF. La MLF assure qu’aucune consigne n’est donnée dans ce sens et en cas de nécessité de fermeture, la différence de salaire entre la hors classe et la classe exceptionnelle est négligeable. En cas de fermetures de postes du fait d’une baisse importante des effectifs et donc /ou de problèmes financiers, sont pris en considération : le degré concerné, les ratios anciens/ jeunes et personnels en contrat local / détaché-es ; les dates de renouvellement, l’expérience sur certains niveaux, afin de garder un équilibre pour la continuité pédagogique.

Un effort de pédagogie sera porté auprès des chef-fes d’établissements à ce sujet pour rassurer les collègues.