4 février 2026

AEFE : l’opérateur public

Examens 2026 dans les centres d’examen français à l’étranger

Examens 2026 dans les centres d'examen français à l'étranger

4 février 2026 : compte-rendu du groupe de travail AEFE sur les examens

Le SNES-FSU a activement pris part au groupe de travail, notamment pour alerter sur des dysfonctionnements de la session 2025, proposer des remédiations et des garde-fous et examiner le projet de note de service de l’Agence pour la session 2025.

1- Bilan de la session 2025

Comme d’habitude, c’est essentiellement le SNES-FSU qui a pris la parole pour soulever les problèmes rencontrés dans le réseau, qui lui avaient été signalés par ses représentants en mai-juin dernier, et pour le rythme sud en novembre-décembre.

  • Décharges de cours pour correction

    Elles sont sont maintenant naturelles… mais pas partout : dans plusieurs pays de la zone Almasud, les collègues doivent batailler pour les obtenir, comme à Montevideo où elles étaient initialement placées sur… des journées non travaillées ou sur la réunion d’harmonisation ! (sic). Il n’est pas davantage acceptable de maintenir à tout prix des cours en les entrelardant d’épreuves orales : les examinateurs doivent disposer de bonnes conditions pour interroger les candidats, par bloc de demi-journées, la convocation doit prévaloir sur les cours.

  • Oraux en visio

    Le SNES-FSU déplore les oraux en visio lorsque les circonstances ne l’imposent pas, il rappelle que les divisions des examens préconisent les oraux en présentiel. L’AEFE estime que le recours à l’organisation en distanciel par la visio permet de diversifier les jury de grand oral et de réduire des déplacements dans les zones comportant beaucoup de petits établissements avec peu de candidats par spécialité. En revanche, elle affirme la priorité du recours au vivier local d’examinateurs, notamment pour l’EAF- sauf en Amérique du nord ce qui est incompréhensible. Le SNES-FSU demande à tout le moins que des protocoles clairs soient respectés pour éviter les dérives : surveillance du candidat qui prépare, présence d’au moins un des examinateurs avec le candidat, temps d’échange à prévoir.

  • Dysfonctionnements

    Le SNES-FSU a listé de graves dysfonctionnements dans l’organisation des épreuves dans plusieurs centres, notamment en Asie et Afrique de l’ouest. Nous souhaitons que les leçons en soient tirées.
    La charge de l’examen des candidats libres se fait toujours ressentir, que ce soit en terme logistique (fermeture d’établissements comme à Alger où il y 6 fois plus de candidats libres que de candidats scolarisés, Le Caire ou à Tananarive) et en terme de correction. L’AEFE encourage les établissements à louer des salles, et rappelle que tout établissement homologué peut être centre d’examen.

  • Tâches de secrétariat

    Le SNES-FSU a rappelé que les tâches de secrétariat incombent aux personnels administratifs, et pour cela que ceux-ci devaient être assez nombreux et formés pour faire face aux tâches d’organisation du bac. Ce n’est pas toujours le cas et nous signalons là un point de remédiation qui s’impose.

  • Résultats de la session 2025 (rythme nord)

    Taux de réussite : 98,2% (-0,1 point de pourcentage par rapport à 2024, mais au-dessus des taux de réussite pré-Covid à 96-97%).
    Les taux de mention progressent : 82,6% des élèves en obtiennent, 26,4% de TB (+0,6), 29,6% de B (+0,2), 26,6% de AB (+0,8).

  • Recours au CNED pour les enseignements de spécialité

    Le CNED propose l’ensemble des spécialités sauf artistiques (théâtre, cinéma-audiovisuel, histoire des arts) et sportives. Les établissements qui y ont recours doivent assurer un accompagnement administratif et pédagogique. Les nombres de demandes d’ouverture, d’établissements demandeurs, de spécialités (14, avec en tête NSI, HLP, LLCER) et de refus (justifiés par le manque d’enseignants ou de correcteurs dans la zone, ou une homologation du cycle terminal trop récente) sont stables.

    Ce sont les établissements qui prennent en charge le coût de ces cours CNED et peuvent - ou non - le répercuter sur les familles. A la demande du SNES-FSU au GT 2024, un bilan global a été fait à l’échelle du réseau : 53% des cours CNED sont pris en charge par les établissements. Le dernier mot quant au choix de suivre ou non une spécialité par le CNED revient aux familles

2- Indemnités de jury d’examen (IJE) et rémunération

Le SNES-FSU est moins fréquemment alerté de retards de versements par ses représentants ou les collègues. L’AEFE dit avoir fluidifé les processus. Pour le rendre plus fiable (états de frais incomplets ou illisibles, erreurs de saisie…), elle introduit pour la session 2026 deux formulaires distincts pour déclarer les corrections de copies et les interrogations orales. Il sera possible de les remplir informatiquement, ce qui facilitera le travail administratif ensuite.

Le SNES-FSU conseille de :
 compléter précisément les états de frais en indiquant l’heure d’arrivée en salle et l’heure de départ du centre d’examen.
 conserver une copie de l’état de frais
 s’assurer, via la section SNES-FSU de l’établissement, que le chef d’établissement transmet au plus tôt les états de frais à l’AEFE.

Le SNES-FSU a déploré que la nouvelle modalité d’indemnisation des épreuves orales n’ait pas été appliquée partout et qu’il lui ait fallu intervenir dans certains cas pour qu’elle le soit. Pour rappel, nous avions obtenu un paiement à l’heure et non au candidat, ce qui permettait de rémunérer la totalité du temps de présence dans le centre d’examen (pause méridienne exclue), y compris le battement entre les candidats, la gestion des candidats, etc. Le texte de la note précise désormais que le temps rémunéré est le temps de présence de l’examinateur du début de la première préparation à la fin de la dernière épreuve (par demi-journée). Nous avons soulevé le problème du temps de saisie des notes après les épreuves et de remplissage des bordereaux, mais aucun texte ne permet d’intégrer ce temps de travail effectif dans le temps rémunéré.

Depuis plusieurs années le SNES-FSU demande la rémunération de la coordination pédagogique du baccalauréat (français, philosophie, enseignements de spécialité), au nom à la fois du principe que “tout travail mérite salaire” et d’une note de la DGESCO du MEN publiée en 2023. L’AEFE a été convaincue, mais l’application n’a pas pu se faire pour des raisons budgétaires. Nous savons que le contexte de 2026 est encore moins propice, mais rappelons la légitimité de la demande.

Rappel : qui paye quoi ?
– les détachés sont rémunérés par l’AEFE (IJE et indemnités d’évaluation de contrôle continu
– les recrutés locaux sont rémunérés par l’établissement qui les emploie. L’AEFE recommande que cela soit sur des montants identiques aux détachés. Le SNES-FSU, attaché à l’équité, demande à ses sections d’établissement de lui signaler si ce n’est pas le cas.

3- préparation de la session 2026

  • Dates des épreuves anticipées de 1re (français et mathématiques)
    Le SNES-FSU a soulevé le sujet car elles auront lieu le même jour, contrairement à la France. La DEOF précise que cela permet de limiter les déplacements des candidats. Nous demandons qu’un bilan soit fait.
  • Épreuves un jour férié ou chômé

    Les dates des épreuves percutant inévitablement certains jours fériés ou chômés, le SNES-FSU a rappelé la nécessité de rémunérer le travail effectué ces jours-là. L’AEFE en convient et incite à une compensation soit financière (heures supplémentaires), soit horaire (moins de surveillance). Rappelons qu’une rémunération peut être versée en vertu de l’arrêté du MEN de 2012 qui s’applique pour l’AEFE car c’est celui qui fixe les IJE des épreuves. Le montant est de 25 € par heure le week-end et les jours fériés.

  • Question de la “LV3” au DNB

    Le SNES-FSU, alerté par des collègues du réseau, a souhaité que soit ajouté à l’ordre du jour un point sur la place des langues vivantes au collège. En effet, dans de nombreux pays hôtes, les accords bilatéraux prévoient et cadrent l’apprentissage de la langue du pays (arabe, portugais, grec, espagnol...) pour tous les élèves scolarisés dans l’établissement. Or, cet enseignement, s’il est obligatoire aux yeux des accords bilatéraux, ne l’est pas pour le MEN. Ainsi, il n’en est pas tenu compte pour le calcul de la moyenne du contrôle continu du DNB et il n’est, pour l’instant, pas répertorié dans la liste des enseignements facultatifs. Toutefois, certains établissements ont décidé de classer cet enseignement en LV1 ou LV2, reléguant de fait en “LV3” des LV qui suivent les programmes du MEN (allemand, italien). Or, il n’est pas prévu de LV3 au collège, ni en enseignement obligatoire ni en enseignement facultatif. Ces dispositifs que l’on retrouve dans certains établissements du réseau mettent donc en péril la place de certaines LV et également à terme les postes des personnels qui les enseignent (recrutés locaux ou détachés).

    Le SNES-FSU a soumis à la DEOF plusieurs pistes pour, à la fois, cadrer la place des LV au collège dans le réseau et s’assurer que l’enseignement de la langue, culture et histoire du pays hôte soit valorisé au DNB. L’AEFE a, de son côté, déjà contacté la DGESCO, consciente que cette question est au cœur de la politique des langues que promeut le réseau. Le SNES-FSU continuera à suivre ce dossier, mis au jour par les réformes du DNB qui entrent en vigueur pour la session 2026.

  • Remontée automatique des notes pour parcoursup

    Elle est en place pour près de 85% des élèves dans 187 établissements (ceux qui utilisent pronote).

  • Académie de rattachement

    La zone Amlanord dépendra désormais de l’académie de Bordeaux à la fois pour le bac et pour le DNB

  • Service coordinateur des examens

    Toutes les zones en ont un, sauf au Moyen Orient qui en a deux (Le Caire et Abu Dhabi) et deux zones qui n’en ont pas : Océan Indien et Afrique australe et orientale.

  • Mali et Iran

    La DEOF suit de près la situation, les centres d’examen sont en place pour la session 2026.


Les textes de la session 2026

Dates des épreuves 2026 pour les centres d’examen ouverts à l’étranger

Épreuves

Lire notre article sur la session 2025 des examens dans les centres étrangers. : le SNES-FSU a mis un vademecum examens à la disposition de ses syndiqué-es pour les aider à faire respecter leurs droits, notamment ceux de décharges de cours pour correction du bac et du DNB. Il interviendra à nouveau lors du groupe de travail préparatoire de la session 2026, le 4 février 2026.

Face à la casse du caractère national de l’examen et aux effets délétères d’un baccalauréat devenu local, le SNES-FSU revendique :
 des allègements ou aménagements des programmes d’examen pour chaque épreuve de spécialité ;
 le retour à une épreuve unique par discipline ;
 la transformation du grand oral en contrôle oral portant sur les mêmes attentes disciplinaires que l’épreuve écrite de spécialité.

Si le SNES-FSU a acté positivement le report des épreuves de spécialités en juin à compter de la session 2024, il a pointé les nombreuses difficultés qui demeurent :

  • Le calendrier du bac 2025 a généré un enchaînement des épreuves et des corrections dans des délais très serrés, voire qui se chevauchent : les épreuves de français, philosophie, de spécialités et le Grand oral s’enchaînent en quelques jours. Les examinateurs ont donc dû mener de front la correction de plusieurs épreuves tout en assurant les interrogations orales, ce qui rend compliqué leur participation aux réunions d’entente, pourtant indispensables pour l’harmonisation des attentes. Depuis plusieurs années, le SNES-FSU alerte notamment sur les conditions de correction en philosophie et en français où les examinateurs enchaînent voire cumulent les convocations à un rythme effréné.

  • Lors des sessions antérieures, le SNES-FSU a reçu de nombreux témoignages de collègues en souffrance, voire d’épuisement professionnel pendant cette période, du fait de leur charge de travail. Le SNES-FSU revendique un desserrement du calendrier du bac sur le mois de juin, notamment avec des épreuves d’EAF et de philosophie un peu plus tôt compte tenu des viviers trop limités de correcteurs pour ces deux épreuves.

  • Le calendrier 2026 du bac maintient pour un enseignement de spécialité donné des jours de passation d’épreuves différents, donc des sujets différents. Lors des sessions précédentes, cela a entraîné des disparités entre les candidats qui ont subi l’épreuve le jour 1 et ceux qui l’ont passée le jour 2. Le SNES-FSU revendique une épreuve unique par enseignement de spécialité sur un jour donné.

  • Les programmes n’ont pas été allégés et restent trop importants au regard des horaires d’enseignement, ce qui ne laisse pas de temps pour préparer les élèves à l’épreuve de Grand oral puisqu’il n’y a pas d’horaire dédié. Le SNES-FSU réclame un allègement ou un aménagement des programmes d’examen pour chaque épreuve de spécialité..
    Voir l’article « pourquoi il est urgent de revoir les programmes de spécialités au lycée ».

Pour rappel, le DNB a été revu pour la session 2026 : fin du bilan de cycle, maintien de 60% épreuves terminales / 40% contrôle continu, nouveaux coefficients pour les épreuves terminales... Voir cet article du SNES national.