La visite d’un militant du SNES-FSU hors de France au lycée français de Prague répondait à une attente d’informations de la part des personnels à un moment où les coups de butoir contre eux se multiplient : rapports gouvernementaux sur l’avenir de l’AEFE, réforme de l’avantage familial, réforme de l’ISVL-ICCVL, possibilité nouvelle de fermer un poste alors qu’il est occupé...
L’heure d’information syndicale et les nombreux échanges en salle des personnels, au CDI, dans les couloirs ont permis de mesurer les reculs, les menaces mais aussi l’utilité de l’action collective, que ce soit à l’échelle de l’AEFE (notamment par le vote du 3 au 10 décembre) ou à celle de l’établissement. Les discussions ont notamment porté sur l’importance vitale que l’AEFE conserve le pilotage des établissements en gestion directe et conventionnés : personnels détachés comme de droit local sont protégés par des textes et des instances, par des références France, des droits y compris syndicaux.
L’entrevue avec la cheffe d’établissement a permis de relayer les attentes et revendications des personnels : conditions matérielles de travail (espace, bruit, végétalisation...), que des réunions plus fréquentes de la CHSCT doivent permettre d’améliorer ; reconnaissance du travail des personnels de droit local, notamment par la prise en compte des pondérations de cycle terminal ; réouverture du dialogue social concernant la revalorisation salariale justifiée par la forte inflation cumulée depuis 5 ans et la demande d’exonération partielle des frais de scolarité pour les enfant des recrutés locaux, actuellement de.... zéro !
Autant de sujets qui nécessitent que la voix des personnels se fasse entendre avec netteté et force. La section syndicale SNES Prague y oeuvre au quotidien, impliquant des militant-es de toute génération : le SNES-FSU hors de France lui apporte son soutien et son expertise sur la durée. Les élections professionnelle s en décembre seront également un moment de mobilisation au service du collectif.


