Un militant du secteur hors de France du SNES-FSU s’est rendu le 15 et 16 avril 2026 au lycée Charles de Gaulle de Londres, en parallèle d’une militante de la FSU-SNUipp dans les 4 écoles primaires. Ses rencontres avec les collègues et l’heure d’information syndicale ont permis d’articuler les questionnements en cours sur l’AEFE avec la situation de l’établissement et des personnels.
Les échanges ont porté sur l’état général de l’AEFE, sur les ratés de la PSC (retards de remboursement, cotisation plus élevée pour une couverture moins bonne), sur les attentes de revalorisation de l’ISVL-ICVL (à peu près au même niveau qu’en...2009, en complet décrochage avec le coût de la vie à Londres !), sur les incertitudes pesant sur l’avantage familial.
Concernant les recrutés locaux, la convention collective, négociée notamment par le SNES-FSU sur plusieurs années il y a maintenant plus de 10 ans, est très protectrice, mais l’attente de revalorisations salariales est forte.
De nombreuses réponses individuelles ont été apportées sur les détachements, le temps partiel, la disponibilité, la réintégration, la retraite progressive, les droits des personnels...
La force du collectif repose sur l’engagement local et la représentativité : aussi bien lors des élections au Conseil d’établissement en octobre que lors des élections professionnelles en décembre, nous appelons les personnels à se faire entendre et à donner à la FSU les moyens de défendre les statuts et les conditions de travail.
L’entrevue de la FSU avec la proviseure a permis de mesurer l’effet des mesures budgétaires de l’AEFE sur l’établissement. Nous avons dénoncé l’opacité entourant le recrutement des recrutés locaux en commission paritaire (CCPL) : la direction invoque la protection des données (RGPD/droit local) pour restreindre l’accès aux dossiers. Nous avons proposé l’usage d’un disclaimer pour concilier droit local et textes réglementaires français.


