Le SNES hors de France, s’appuyant sur l’action locale de ses sections d’établissements et de la section Maroc, apporte
- informations à l’ensemble des collègues lors d’heures d’info syndicales au lycée Lyautey de Casablanca et au lycée Descartes de Rabat,
- et formation à ses militants de terrain lors d’un stage FSU Maroc avec le SNEP, le SNUIpp, l’UMT (Hamid el Mir), SUPMAE (Fouad Bououden).
Plus de 40 militant-es FSU (SNES, SNUipp, SNEP, SUPMAE) de la quasi totalité des établissements AEFE du pays ont pris part à une journée de formation FSU animée par une militante du SNUipp hors de France et d’un militant du SNES hors de France.
Ils ont échangé sur la situation difficile de l’AEFE, les effets des mesures budgétaires prises, les pistes de réforme de l’AEFE, notamment pour les établissements en gestion directe qui sont l’ossature du réseau historique au Maroc. Les travaux ont également porté sur ce qui fait la marque de fabrique de la FSU : la représentation de tous les personnels, enseignants et non enseignants, détachés et recrutés locaux, dans le cadre des instances, en s’appuyant sur les textes réglementaires, en privilégiant le dialogue constructif sans s’interdire le rapport de force. A cet égard, le travail main dans la main avec l’UMT fait bénéficier la FSU d’une expertise décisive pour la défense des droits des personnels recrutés localement. Enfin, ont été abordées des points spécifiques concernant les détachés (disponibilité, détachement, recrutement, rémunérations, retraite, protection sociale complémentaire...) comme les personnels de droit local (dialogue social, protection sociale, CFE présentée par sa présidente Isabelle Frej...).
Au Lycée Lyautey de Casablanca, un militant du SNES hors de France s’est porté à la rencontre des personnels enseignants et non enseignants le lundi 26 janvier. De ces discussions et de l’heure d’information syndicale se dégage un réel sentiment de mal-être au travail et de non reconnaissance du travail. Cela est notamment dû au blocage sur les rémunérations : pour les recrutés locaux, gel du point d’indice depuis 3 ans, et pour les détachés recul annoncé de l’ISVL. Par ailleurs la charge de travail accrue, la pression évaluative, dans certains services les conditions matérielles dégradent le bien-être au travail. Enfin, l’inquiétude est réelle quant aux effets des mesures budgétaires prises par l’AEFE : outre des hausses importantes de frais de scolarité, elles induisent une politique d’austérité qui va se faire ressentir sur les postes comme sur l’offre d’enseignement.
Le SNES-FSU et l’UMT ont porté ces inquiétudes auprès du proviseur, qui s’est voulu rassurant.
Au Lycée Descartes de Rabat, les rencontres avec les personnels et l’heure d’information syndicale, qui a fait salle comble, ont montré des inquiétudes analogues. Le gel du point d’indice des recrutés locaux est vécu comme une insulte et une injustice. L’amélioration de la salle des personnels est attendue avec une impatience grandissante. Un meilleur accompagnement des personnels en mal-être voire en souffrance a été demandé au proviseur, qui s’est montré réceptif.
Enfin l’entrevue FSU avec la conseillère culturelle adjointe et son adjoint a permis de rappeler à l’administration ses obligations en terme de respect des textes (sur la CCPL, sur le recrutement, sur les recrutés locaux) et de relancer le dialogue social qui était au point mort. La FSU a demandé que se tiennent des groupes de travail sur les conditions de travail, le RIT des recrutés locaux (grilles salariales, fiches de postes, surveillants...), l’école inclusive...
Un grand merci aux militant-es de la FSU et de l’UMT, qui au quotidien créent du collectif pour défendre les droits de tous les personnels !




