Réformes du baccalauréat et du lycée : l’analyse du SNES-FSU

vendredi 16 février 2018
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Face aux mesures gouvernementales contre la Fonction publique et l’Éducation nationale, le SNES-FSU a, dès le mois de janvier, lancé un plan d’action national s’étalant jusqu’en mars pour défendre nos métiers et le service public d’éducation, lourdement menacés par des projets divers mais faisant système dans le cadre d’une politique antisociale de profonde remise en cause des missions de service public.
Dans ce cadre, les projets de réforme du baccalauréat et du lycée suite au rapport de la "commission Mathiot", mais aussi la nouvelle procédure d’accès à l’enseignement supérieur Parcoursup (qui instaure la généralisation de la sélection à l’entrée à l’université), ont été au coeur de la grève nationale dans le 2nd degré le 6 février en France, à l’appel du SNES-FSU et des organisations syndicales qui s’y sont ralliées.

En Conseil des ministres le 14 février, le Ministre de l’Education nationale a présenté la réforme du baccalauréat (à compter de la session 2021) et a annoncé les grandes lignes d’une réforme du lycée qu’il compte mettre en oeuvre dans la précipitation et sans dialogue social dès la rentrée 2018. La mobilisation nationale a permis d’obtenir le renoncement à la semestrialisation des enseignements et le maintien des séries technologiques, évitant ainsi certaines des pires préconisations du rapport Mathiot. Pour autant, le SNES-FSU considère ce baccalauréat et ce nouveau lycée comme encore plus complexes, désarticulés et profondément inégalitaires. Voir le communiqué du SNES-FSU.

Le SNES continue d’intervenir auprès du Ministre pour l’alerter sur les dangers que comporte l’organisation prévue du baccalauréat et pour défendre ses propositions sur l’organisation du lycée. Voir la lettre au Ministre de l’Education nationale.

Vous trouverez davantage d’informations sur ces réformes, régulièrement mises à jour, sur le site national du SNES-FSU.