Compte rendu de la CCP Mission laïque française du 13 avril 2016

dimanche 8 mai 2016
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La Commission consultative paritaire (CCP) Mission laïque française – bilan d’étape du recrutement 2016 - s’est tenue le 13 avril. Avant l’examen de chaque poste, le SNES-FSU est intervenu sur certains dysfonctionnements observés cette année, dans le but notamment d’améliorer le processus de recrutement pour les années à venir.

Présélection sur les postes de CPE

Nous avons découvert que 4 postes de CPE étaient à pourvoir (à Agadir et Casablanca), sans que la présélection sur ces postes ait fait l’objet d’un examen lors de la CCP de présélection du 2 mars. Le SNES-FSU a dénoncé ce manque de transparence et exigé qu’à l’avenir les postes de CPE soient traités de la même manière que les autres postes du 2nd degré et soient donc examinés eux aussi en CCP, avant les entretiens. La MLF a d’abord expliqué qu’elle entendait traiter les postes de CPE comme ceux des personnels de direction, c’est-à-dire hors CCP, ce à quoi nous avons répondu que les CPE font partie des personnels d’enseignement et d’éducation du 2nd degré. A notre demande, la MLF a donné en séance des informations sur les candidats et les sélectionnés aux entretiens. A noter : l’un de ces 4 postes n’a pas été pourvu suite aux entretiens, et sera donc transformé en contrat local. Le fait que l’indemnité spécifique des CPE ne soit pas versée à la MLF et que les postes ne soient pas logés peut en partie expliquer les difficultés de recrutement sur ces postes. La MLF a fini par accepter que les postes de CPE fassent l’objet d’un examen en CCP de présélection à compter de l’an prochain, même si la présélection continuera à se faire sur profil et non pas en fonction du barème comme pour les autres postes.

Présélectionnés qui n’ont pas été contactés par le chef d’établissement

Contrairement au principe acté lors de la CCP de recrutement l’an dernier, certains candidats présélectionnés et ayant confirmé le maintien de leur candidature n’ont pas été contactés par le chef d’établissement. Le SNES-FSU a donc dû intervenir de nouveau cette année et demander que le cadrage soit rappelé aux établissements concernés, l’un d’eux ayant déjà fait l’objet d’un rappel l’an dernier !
Rappel du cadrage : voir la 3ème question diverse dans notre compte rendu de la CCP du 2 mars.

Invitations tardives aux entretiens pour le Maroc

Nous avons relayé les inquiétudes voire agacements de nombreux candidats qui, bien qu’ayant confirmé le maintien de leur candidature suite à leur présélection, puis répondu au message de l’OSUI leur proposant différentes dates pour l’entretien, sont restés sans nouvelles alors que les entretiens avaient déjà débuté, et n’ont reçu leur invitation qu’au tout dernier moment, avec donc un délai d’organisation écourté. La MLF reconnaît des difficultés réelles concernant l’organisation des entretiens pour le Maroc, qu’elle explique par un nombre important de postes à pourvoir cette année, et donc un nombre de présélectionnés nettement supérieur à celui des années précédentes, ceci dans le cadre d’un calendrier contraint en raison de la date du 31 mars imposée par le Ministère de l’Education nationale (MEN) pour les demandes de détachement. Le SNES-FSU a rappelé à cette occasion son opposition au principe même des entretiens pour les postes du réseau MLF et OSUI (introduit il y a quelques années seulement sans que la preuve ait été faite d’une quelconque amélioration du recrutement).

Modalités d’entretien et difficultés techniques

Suite aux présélections en CCP, les entretiens sont réalisés, selon les cas, soit en présentiel à Paris, soit à distance par Skype. Des candidats nous avaient informés de difficultés techniques (impossibilité d’accès à Skype depuis certains pays), nous avons alors interrogé la MLF sur les solutions proposées dans ce cas : le problème a pu être contourné soit en utilisant une autre application, soit en réalisant l’entretien par téléphone.

Demandes de détachement

Nous avons interrogé la MLF sur les demandes de détachement des collègues ayant reçu une proposition de poste suite aux entretiens, mais celle-ci n’avait pas encore de retour du MEN à la date de la CCP. A noter : cette année, pour les collègues en cours de détachement à la MLF et qui solliciteraient un détachement aupès d’un autre opérateur, le MEN demande systématiquement l’avis de la MLF, qui consulte alors le chef d’établissement concerné ; si au cas par cas la MLF a pu consentir quelques avis favorables, des avis défavorables ont néanmoins été formulés, notamment pour des collègues qui n’avaient pas informé en amont leur chef d’établissement de leur candidature auprès d’autres organismes.

Bilan d’étape du recrutement poste par poste

Suite à ces échanges préliminaires, nous avons pu faire un bilan d’étape du recrutement, poste par poste. Notons que sur quelques postes, tous les candidats présélectionnés se sont finalement désistés : dans ce cas, soit le poste est transformé en contrat local, soit la MLF puise dans le vivier des candidats ayant ouvert un dossier et postulé sur d’autres postes. Cette dernière solution est également privilégiée dans le cas de postes supplémentaires apparus en cours de campagne. Le SNES-FSU a demandé qu’à l’avenir, ces postes supplémentaires soient portés à la connaissance des représentants des personnels, au fur et à mesure de leur apparition.
Dans l’ensemble, l’examen du recrutement poste par poste permet de vérifier que les règles sont bien respectées par la MLF, à une exception près toutefois, remarquée et dénoncée avec fermeté par le SNES-FSU : sur un poste en effet, la candidate recrutée ne faisait pas partie de la liste des présélectionnés arrêtée lors de la CCP du 2 mars, et son barème est de loin inférieur à celui du dernier présélectionné ; il est de plus avéré que cette situation ne résulte pas d’un désistement des présélectionnés. Le SNES-FSU dénonce cette injustice et demande que des solutions soient recherchées pour des candidats qui auraient été, de fait, lésés par ce passe-droit. La MLF reconnaît ce dysfonctionnement (qu’elle semble découvrir en séance), assure qu’elle interviendra auprès du chef d’établissement concerné et s’engage à rechercher des solutions pour les candidats lésés. Le SNES-FSU suit de près cette affaire.