AEFE : l’action reprend !

mercredi 30 septembre 2015
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A l’étranger, certaines sections hors de France sont déjà mobilisées.

Concernant l’avantage familial, le Royaume-Uni avait lancé une consigne de non-paiement des écolages dès début novembre de l’an dernier. Suite à la publication de l’arrêté du 5 juin 2015, rétroactif au 1er septembre 2014, fixant les montants de l’avantage familial, la section avait invité les collègues à lever cette action. Or, constatant que la régularisation du paiement de l’avantage familial pour l’année scolaire 2014-2015 n’a toujours pas été effectuée et que l’arrêté fixant les montants pour l’année 2015-2016 n’est toujours pas paru, la section a relancé cette opération de non-paiement des écolages.

En Espagne, au lycée français de Madrid, c’est la situation locale qui motive un préavis de grève pour le jeudi 1er octobre 2015. Depuis plusieurs années, le réseau Espagne a connu des suppressions de supports de résidents , auxquelles s’ajoutent maintenant la contrainte imposée d’un plafond d’emploi sur les contrats de droit local. Or, le lycée français de Madrid est pleinement touché par cette politique puisque l’établissement est en pleine expansion et a atteint le plafond d’emploi fixé par l’Agence ! Cette situation contradictoire entraîne une dégradation significative des conditions de travail et donc d’apprentissage pour les élèves : classes de plus en plus chargées, groupes de langues à plus de trente élèves, emplois du temps des professeurs et des élèves incohérents pédagogiquement, services partagés des enseignants sur deux sites …D’autre part, la décision des chefs d’établissements de la zone de transformer la concertation liée à l’enseignement intégré de l’Histoire-Géographie (ce temps de concertation inclus dans les services était partie intégrante de l’élaboration de l’enseignement intégré) en mission particulière est une véritablement remise en cause du principe même de l’enseignement intégré qui est obligatoire alors que les missions particulières ne peuvent pas être imposées. Cette décision, alors même que le service pédagogique de l’Agence a accepté de mettre en place un groupe de travail pour réfléchir globalement à la question de l’enseignement intégré, constitue pour les collègues d’histoire et géographie, une véritable provocation. Enfin, la multiplication de décisions autoritaires de la part de la direction de l’établissement (avis défavorable à une prolongation d’activité basée sur une appréciation subjective des qualités pédagogiques de l’enseignant, modifications d’appréciations sur APB sans informer les enseignants concernés…) rend la situation encore plus difficile pour les personnels. Un déplacement de la Directrice est prévu à Madrid. Les collègues attendent des réponses concrètes.

En centrale, le SNES HDF, au nom de la FSU, a déposé deux heures mensuelles d’information syndicale, l’une à Paris et l’autre à Nantes. Les questions de "management" et d’organisation des services ont encore été au centre des discussions. Suite aux heures d’information syndicale de juillet dernier, à la demande de la FSU, une commission interne a été mise en place pour aborder les questions relatives aux personnels de la centrale. Cette commission permettra normalement d’aborder ces questions. Les personnels là aussi attendent des réponses concrètes.

Enfin, le SNES HDF a obtenu, comme chaque année, des rendez-vous auprès de la direction de l’Agence (secrétaire général, secteurs géographiques, service pédagogique et directrice) qui sont l’occasion de préciser les questions concernant le réseau et la situation des personnels à l’étranger et en centrale.