CCPC AEFE recrutement expatriés postes supplémentaires

lundi 1er juin 2015
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Une CCP centrale s’est tenue à l’AEFE le 27 mai. Elle traitait exclusivement du recrutement de postes supplémentaires de personnels expatriés (EEMCP2). Pour rappel, le SNES-FSU détient 5/5 sièges certifiés et 5/5 sièges agrégés.

DÉCLARATION LIMINAIRE DU SNES-FSU

Lors du groupe de travail de février 2015 concernant le recrutement des expatriés, les commissaires paritaires avaient insisté pour que davantage de candidats soient reçus en entretien. Nous avons réitéré cette demande lors de la CCPC de mars concernant le nombre de classés notamment pour les postes supplémentaires ou dans des pays difficiles.

Mais l’administration ne nous a pas écoutés et nous nous retrouvons aujourd’hui, compte tenu des désistements, avec 6 postes (hors CPGE) dont le recrutement est problématique.

Dans l’ensemble, on constate sur le recrutement de ce jour :

  • peu de candidats (48 candidats dont 13 non prioritaires) ;
  • des candidats qui avaient été sélectionnés en entretien au 1er tour (en mars) mais dont aucun n’avait été sélectionné, contrairement à nos propositions ;
  • évidemment peu de candidats classés dans les propositions de l’administration (2 postes difficiles avec 1 seul classé) …

Pour nous, commissaires paritaires, ce recrutement ne répond pas aux règles que nous avons établies conjointement de longue date et entérinées en CCPC bilan. Nous sommes bien conscients que les changements au bureau du recrutement qui se sont succédé depuis 4 ans, ont pesé. Néanmoins, de nombreux problèmes sont à déplorer. Tout d’abord, contrairement à toutes nos habitudes, le groupe de travail n’a pas eu lieu. Nous rappelons, que par le passé, en cette période, nous avons été conciliants et avons même accepté de travailler par visioconférence ou par téléphone. Cette fois-ci la question ne s’est même pas posée. Le 28 avril, nous avons eu la liste des présélectionnés suite à notre appel (comme d’ailleurs pour les moulinettes de postes, quatre jours plus tôt) alors que des candidats avaient déjà été informés. Par ailleurs, les candidats non retenus par l’administration ont reçu un mail (signé du DRH), là encore sans aucun échange entre nous, ce qui est évidemment une provocation quant au paritarisme.

A ce stade, les commissaires paritaires n’ont pas pu jouer leur rôle et aujourd’hui cette CCPC ne devrait servir qu’à valider vos propositions. Nous avons envisagé de la boycotter mais dans l’intérêt des personnels et des établissements nous avons décidé d’y participer. Néanmoins, les règles de recrutement doivent être respectées. Ainsi, il est inacceptable de classer en n°1 un candidat frappé d’une double non priorité ! Il va sans dire que nous comptons jouer pleinement notre rôle y compris en faisant des propositions. A l’administration maintenant de suivre ses règles et d’accepter le dialogue paritaire.
[fin de la déclaration]

RECRUTEMENT

Dans un premier temps, l’AEFE (DRH adjoint) fournit quelques réponses aux points de notre déclaration, « il n’y avait pas de GT l’an dernier », « vous avez été consultés par mail et vous aviez toute latitude de faire remonter vos remarques ». Le SNES répond sur ces points, pour le moins inexacts : depuis l’existence du GT (qui, rappelons-le, se tient avant les convocations à entretien, et joue un rôle essentiel dans la mesure où les postes sont tous à entretien et si un postulant n’est pas convoqué, il ne peut avoir de poste), celui-ci a toujours eu lieu, en accord avec la DRH. Concernant la « consultation par mail », ce n’en était pas une dans la mesure où aucun protocole de travail n’a été acté. Les commissaires paritaires SNES n’acceptent pas ce fonctionnement à géométrie variable : les règles existent, respectons-les ! Par ailleurs, nous dénonçons le fait que nous n’avions pas connaissance du calendrier interne du processus pour ces postes supplémentaires. Ceci n’est pas acceptable et est une entrave au rôle des commissaires paritaires.

L’AEFE répond qu’à l’avenir, ils seront vigilants. Ils mettront en place des échanges beaucoup plus formalisés pour le travail en commission paritaire et les règles de gestion seront respectées. L’Agence s’engage enfin à « accentuer la fluidité de nos échanges ».

En réponse enfin à notre dénonciation du mail signé du DRH aux candidats non retenus, alors que ni GT ni CCPC n’avaient eu lieu, l’AEFE répond que ce mail porte uniquement sur la (non) convocation à entretien. Nous réitérons notre exigence du respect des règles : pas de communication (même négative) aux postulants, avant la tenue du GT ou de la CCP.

Le SNES interroge alors le MEN (DGRH-B2/4) sur sa position en termes de détachement, pour les candidats qui se verront proposer un poste suite à cette commission. Le MEN attirera fortement l’attention (auprès des rectorats d’origine pour les collègues en poste en France) sur les détachements des collègues qui seront classés à l’issue de la commission.

Concernant un poste qui vient d’être publié (sciences physiques Emirats arabes unis), l’AEFE précise qu’il est dans le cadre de la convention spécifique avec Louis le Grand. Les entretiens auront lieu dans les semaines à venir. SNES demande calendrier et transmission de toutes les informations nécessaires.

Les commissaires paritaires SNES interviennent ensuite sur les postes, postulants et candidats. Concernant les Lettres et s’agissant d’un poste peu attractif / difficile, nous rappelons notre demande sur l’intitulé « lettres classiques », lequel peut être réducteur en termes de vivier et conduire à moins de postulants que « lettres ». Pour nous, sur ce type de poste suscitant un nombre restreint de candidatures, l’intitulé « lettres » est préférable, quitte à indiquer dans l’intitulé qu’il y a une nécessité de compétence en langues anciennes en fonction des besoins. Intituler le poste en « lettres », plutôt que « lettres classiques » a toujours pour effet d’ouvrir et donc augmenter le vivier.

Nous intervenons également aussi sur la politique de l’AEFE concernant les convocations à entretien. Pour nous, un entretien non concluant ne doit pas être un critère d’éviction pour la suite du mouvement (le candidat ne serait pas convoqué alors qu’il postule à nouveau), ni pour une candidature future, sur l’année suivante par exemple.

Au terme de cette CCP, les candidats retenus se verront proposer les postes traités (Maroc Eco gestion, Lettres Congo Brazzaville et Yaoundé, Mathématiques Haïti, Philosophie Cambodge, SES Congo Pointe noire)

Le traitement d’un poste a été reporté (Rabat SES en CPGE). Il sera traité ultérieurement, ainsi qu’un poste de CPE découvert très récemment à La Paz.

Le SNES a voté CONTRE les classements de l’administration, avec l’explication suivante : « Bien sûr il ne s’agit nullement de s’opposer aux propositions des postes aux postulants classés, mais le cumul d’irrégularités constatées sur ce recrutement tardif nous amène forcément à nous prononcer CONTRE cette proposition dans la forme, pour le respect des règles, de l’équité, et dans l’intérêt des personnels. »