Le SNES HDF reçu par la Direction de l’AEFE

lundi 11 mai 2015
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Dans le cadre de ses actions pour s’opposer à la célébration des 25 ans de l’AEFE, la FSU avait demandé un rendez-vous à la Directrice de l’Agence. Le 6 mai, le SNUipp-FSU et le SNES-FSU étaient reçus par la direction de l’Agence avec autour de la directrice, le directeur adjoint, le DRH, le secrétaire général.

Nous avons d’emblée précisé et dénoncé le fait que la situation s’est fortement délitée dans les établissements, en centrale et dans le dialogue social. Nous avons rappelé au passage les fortes mobilisations dans le réseau (différentes journées de grève, courrier FSU resté sans réponse, pétition des personnels contre l’arbitraire, refus de la FSU de participer aux 25 ans).

Nous sommes intervenus pour signaler que l’absence de pilotage dans le respect des règles (fixées par les textes réglementaires ou établies de longue date entre administration et organisations syndicales) conduisait à des dysfonctionnements de services, s’illustrant par l’arbitraire et l’autoritarisme. C’est ainsi que nous avons abordé particulièrement le problème d’un service en centrale que la direction dit suivre, ou d’annonces de départs imposés. Concernant la direction des ressources humaines, nous avons rapidement établi des points majeurs de tension avec les cas de non-renouvellements de détachement où les dossiers avaient selon nous été « bricolés », la fin de mission de notre collègue du premier degré au Brésil. Sur ces deux questions, le désaccord reste total. Concernant le GT du 16 avril sur les « personnels en difficulté » boycotté par les syndicats de la FSU, le DRH a reconnu que l’intitulé était inadéquat et que ces questions méritaient que des échanges aient lieu. Un nouveau groupe de travail est prévu le 12 mai.

Le SNES-FSU est intervenu sur les dysfonctionnements qui se sont accumulés cette année autour du recrutement des expatriés. Il faut signaler que ce bureau a connu depuis le départ il y a 4 ans de la responsable, 2 nouvelles responsables. Ce turnover, sur lequel l’Agence devrait s’interroger, est nécessairement préjudiciable car il oblige à chaque fois à rappeler les pratiques mises en place en commun (ou avec le MEN) : absence de rôle de l’avis défavorable des recteurs avant le 30 mars, convocation d’un groupe de travail, classement de plusieurs personnes, justification des classements… Le summum a été atteint pour le nouvel appel à candidature où l’administration n’a pas cru bon de mettre en place un GT mais a informé les candidats qu’ils n’étaient pas pris alors même que la commission paritaire n’avait pas eu lieu. Nous reviendrons bien évidemment sur cette question, mais elle témoigne selon le SNES d’un dialogue social en panne.

Ceci se retrouve aussi dans certains établissements avec en plus des situations de méconnaissance des textes officiels, d’autoritarisme difficilement acceptables : liste de grévistes affichée sur internet à Rio, cours privés à Bilbao, information sur les congés administratifs non transmises, nouveaux décrets sur les ORS, référence à l’action de représentant de personnel à Pondichéry dans la notation administrative ou encore formulaire d’auto évaluation à Bruxelles dans le même cadre … Nous avons développé l’idée du « deux poids, deux mesures ». Les enseignants sont systématiquement sanctionnés mais les chefs d’établissements ont carte blanche. La directrice a refusé cette expression et nous a affirmé que les dysfonctionnements de tous les personnels étaient étudiés par l’Agence avec des mesures qui étaient identiques allant jusqu’au non-renouvellement de contrat.

A cette occasion, le DRH a insisté sur la formation qui était donnée de plus en plus aux équipes de direction avec la volonté de transmettre un cadre commun aux chefs d’établissements.

Nous avons aussi signalé à la directrice que dans certains établissements la situation était explosive notamment autour de l’avantage familial, ailleurs de l’ISVL ou des conséquences de la dépréciation de l’euro. Le secrétaire général nous a précisé que le texte sur les majorations familiales des expatriés étant paru, celui sur l’avantage familial des résidents devrait suivre rapidement. Les collègues qui attendent depuis le début de l’année scolaire apprécieront ! Dans ce contexte, le SNES-FSU est par ailleurs revenu sur les conséquences de ce dysfonctionnement (texte nécessaire pour la rentrée 2014 et encore non paru à ce jour) majeur. Nous ne pouvons que répéter ce que nous disons depuis juillet 2014 : il faut régler toutes les questions de droit de première inscription en suspens, acter la rétroactivité de fait des montants du nouvel arrêté, afin de ne pénaliser aucun collègue au regard de son droit. La directrice nous a répondu que la rétroactivité de l’arrêté de l’avantage familial à paraître avait été demandée par l’agence. Si elle n’est pas actée dans le texte, il faudra selon nous trouver une autre solution ! Le SNES-FSU a rappelé que dans ce contexte comme dans d’autres, il était hors de question que ce soient les personnels qui en fassent les frais !