Action syndicale couronnée de succès à Pékin !

samedi 2 mai 2015
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Petit rappel :

Il y a sept ans, après le passage de l’établissement en gestion directe, les collègues de droit local avaient perdu la prise en charge des frais de scolarité pour leurs enfants, dont ils bénéficiaient auparavant de par leur statut. Les personnels, mobilisés avec le SNES-FSU, n’ont cessé les interventions : lettres a la directrice, pétitions, grève, ministres et sénateurs interpellés par courrier. Le sénateur Leconte a par ailleurs suivi de près ce dossier.

L’année dernière, à l’occasion d’un appel à la grève national, les personnels se sont à nouveau mobilisés, avec 80% de grévistes.
En début de cette année scolaire, la nouvelle directrice de l’AEFE a reçu les personnels à l’occasion d’une visite en Chine, et a alors évoqué une éventuelle ouverture sur le dossier. Lors de l’appel du 3 février, la mobilisation a de nouveau été forte, d’autant plus que les difficultés s’étaient ajoutées (taux de change en baisse, ISVL non réévaluée, inflation). L’appel à la grève a été largement suivi (80% de grévistes), avec menace d’un autre préavis sur le bac blanc de 3 jours.
Des négociations ont été ouvertes avec le proviseur et, une semaine plus tard, la réponse de l’AEFE tombait : prise en charge de 50 pour cent sans dépasser 1,5 pour cent du budget des écolages de l’établissement. Les personnels ont également obtenu pour les collègues de droit local (environ soixante collègues) une prime de 700 euros pour compenser la perte liée à la chute du taux de change.

Lutter, toujours lutter…

Les collègues ont tenu bon. Les premières réponses obtenues étant autant de manières de gagner du temps. Elles rejoignaient en cela les multiples interventions, notamment lors des comités techniques, du SNES hors de France. Une belle victoire syndicale sous le signe de la ténacité et de la solidarité, dans l’EGD le plus cher du monde (12000€/ an en lycée) où les frais de scolarité ont augmenté de 40 pour cent en quelques années.

Ne rien lâcher…

Le montant accordé de 50 % d’exonération reste insuffisant, les collègues demandaient 90% à l’origine de la négociation, mais l’avancée est néanmoins réelle. Les personnels pourront bien sûr faire par ailleurs une demande de bourses, pour ceux qui y sont éligibles. Ce dossier de Pékin montre une nouvelle fois que la ligne syndicale tenue par le SNES-FSU, avec la mobilisation des collègues, conduisent à des améliorations d’importance pour toutes les catégories de personnels.