CCP centrale de l’AEFE du 5 mars 2015

lundi 16 mars 2015
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La CCPC qui s’est tenue à Nantes le 5 mars avait plusieurs points à l’ordre du jour.

  • Prolongations de mission d’expatriés

Des cas étaient au départ soumis à la CCPC. Le SNES-FSU a dû rappeler à l’AEFE ses propres règles, qui imposent de traiter ces demandes l’année précédente (n-1). L’argument donné par l’administration a été que le contexte spécifique se prêtait à le faire cette année pour la rentrée prochaine, hors calendrier, dérogeant ainsi à la règle et alors que les postes des partants avaient été publiés, et des collègues convoqués à entretien. Nous avons par ailleurs dit que les choses avaient été faites dans le mauvais sens, notamment si l’administration elle-même a suscité ces demandes pour les raisons invoquées. Sur un cas, l’Agence a fini par reconnaître elle-même en séance qu’il n’y avait pas de nécessité de procéder ainsi et a donc retiré la demande de prolongation de l’ordre du jour, respectant ainsi ses propres règles. Elle a néanmoins maintenu une autre demande, et le SNES a alors voté contre, en précisant qu’il ne s’agissait bien sûr pas du cas individuel mais bien de la non application, par l’AEFE, de ses propres règles.

  • Recrutement expatriés 2015

Le SNES a rappelé en déclaration liminaire son désaccord avec l’Agence exprimé lors du GT de pré-sélection en février sur deux questions majeures : le refus initial de l’Agence de convoquer à entretien des candidats au prétexte qu’ils venaient d’académies où le Recteur s’opposerait au détachement ; l’extraction subjective dans certains rapports d’inspection des uniques réserves qu’ils comportaient, alors que dans certains cas l’ensemble des rapports et leur conclusion étaient très positifs. L’intervention du SNES en GT a permis de faire reculer l’administration sur le premier point, mais sur le second point le désaccord subsiste ; nous avons demandé que l’esprit d’ouverture qui prévalait au GT les années précédentes soit rétabli.

Le SNES est aussi intervenu sur les entretiens : les conditions annoncées par l’AEFE n’ont pas été mises en pratique de la même façon pour tous : des postes hors vœux des candidats, et même un poste non créé, sont évoqués, des questions portant parfois exclusivement sur les points faibles d’un dossier ont été posées.

Sur les propositions de classement, le SNES a déploré que sur une vingtaine de postes hors CPE, l’AEFE ne classe qu’un seul candidat, augmentant ainsi le risque de postes non pourvus. En amont, le nombre de convoqués en entretien par poste aurait aussi dû être plus élevé, comme nous l’avions demandé pour plusieurs postes lors du GT, notamment en raison du caractère peu attractif de certains pays. Le SNES a aussi exprimé le souhait que soit augmenté le nombre de vœux possibles lors de la candidature, ce qui permettrait d’augmenter le vivier sur certains postes tout en respectant les vœux des candidats.

Lors de l’examen des postes dans chaque discipline, le SNES a interrogé l’AEFE sur les éléments ayant présidé au classement proposé. Les raisons avancées par l’Agence pour justifier son classement sont parfois étayées par des arguments précis permettant alors aux commissaires paritaires de renseigner les candidats qui légitimement souhaitent connaître leurs point faibles pour pouvoir améliorer une éventuelle future candidature. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, les réponses de l’Agence sont restées trop vagues dans certains cas selon nous.

Les interventions du SNES ont parfois permis des classements supplémentaires sur certains postes, acceptés par l’administration. Toutefois, considérant le nombre insuffisant de candidats classés par poste (et donc le risque de postes non pourvus), ainsi que l’ensemble des problèmes qui se sont posés lors des pré-sélections, le SNES a voté contre le classement de l’administration, en précisant bien que le vote contre ne portait pas sur les candidats.

  • Avis défavorables de temps partiel

Trois avis défavorables maintenus par la CCPL ont été présentés pour information à la CCPC. Toutefois les collègues n’avaient pas saisi la CCPC, l’administration n’a donc pas procédé à un vote. Le SNES a néanmoins contesté certains arguments avancés par l’administration pour motiver ces avis défavorables. Il est important de rappeler qu’en cas d’avis défavorable maintenu par la CCPL, les collègues doivent saisir la CCPC et contacter les commissaires paritaires.