Grève reconductible des enseignants à la MICEL - Turquie

Les professeurs sont décidés à durcir le mouvement.
dimanche 10 novembre 2013
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Dialogue social au point mort à la MICEL (Mission de coopération Éducative et linguistique) en Turquie. Les professeurs poursuivent leur action plus déterminés que jamais.
Le mouvement de grève des titulaires et non titulaires s’amplifie. Les enseignants grévistes veulent que le MAEE rétablisse des contrats sans limite dans le temps pour les titulaires comme les non titulaires.

La MICEL a le statut d’établissement à autonomie financière (EAF) du MAEE et emploie 57 enseignants titulaires et non titulaires sous contrat de droit public français au sein des universités Galasataray et Marmara et du Lycée Galasataray.

Les causes du conflit

Depuis 2009, la MICEL a mis en place de façon unilatérale des contrats à durée limitée de 5 ans au maximum. Cette décision est désapprouvée par tous les acteurs de la coopération sur le terrain (enseignants français, turcs et chefs d’établissements turcs) qui considèrent que la mission des enseignants nécessite une forte implication au sein du système éducatif turc, ce qui est incompatible avec une rotation fréquente et forcée des personnels français.

Le début du conflit

Les enseignants de la MICEL ont donné un premier avertissement au printemps 2013 en se mettant en grève à 3 reprises. Le MAEE a réagi en donnant des engagements verbaux de durabilité aux personnels arrivant à l’issue de leur dernière année de contrat. Mais hélas ces promesses n’ont été suivies d’aucun engagement concret.

La reprise du conflit

Le conflit a donc repris depuis le 31 octobre 2013 cette fois-ci sur la base d’une grève reconductible. Alors que les collègues revendiquent un retour pour tous aux contrats non limités dans le temps et une prise en charge des frais de scolarité de leurs enfants scolarisés dans l’établissement conventionné Pierre Loti, le MAEE ne donne strictement aucune réponse.
Or les collègues en fin de contrat doivent savoir ce qu’il en est pour procéder ou non à leur demande de réintégration.

Absence de réponse

Des bruits courent laissant planer une incertitude insupportable pour ces collègues. Dans un premier temps le Conseiller Culturel indiquait qu’une proposition de solution pour les titulaires aurait reçu un écho favorable de la Direction Générale de la Mondialisation (DGM) mais aucune suite n’est donné pour le moment.

Aujourd’hui les collègues détachés à la MICEL n’attendent plus. Ils agissent et comptent durcir le mouvement. La DGM qui a été également sollicitée par le SNES HDF doit leur donner une réponse.


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